l’énergie dans tous ses états

Quelques généralités à connaître.

Un ordre de grandeur à retenir : le prix du kW.h

  • bois (grosses bûches de 50 cm) : 3,5 centimes/kW.h
  • gaz (tarif réglementé) : 7 centimes
  • fioul : 10,5 centimes
  • électricité (tarif réglementé) : 14 centimes

Donc, le gaz est deux fois plus cher que le bois, le fioul trois fois et l’électricité quatre fois.

On laisse de coté le propane (équivalent à l’électricité), le charbon que plus personne n’utilise et le solaire qui fera l’objet d’un travail spécifique et qui nécessite des investissements qui peuvent être importants.

Parmi les 4, il y a deux bons candidats au « renouvelable », le bois et l’électricité, et deux énergies fossiles, producteurs nets de CO2, le gaz et le fioul.

Allons plus dans le détail de la comparaison.

Le bois est renouvelable si on gère intelligemment la forêt. Il nécessite des gros transports diesel, pas vraiment écologiques. Il faut ajouter l’achat d’un poêle, 1000 à 2000 euro, durée 20 à 30 ans, entretien réglementaire 100 euro/an, soit un surcoût global de 200 euro/an quelque soit la consommation et le taux d’occupation de la maison. Le bois demande un travail quotidien, assez physique… L’évolution des prix devrait être assez modérée, mais il y a une menace forte sur l’avenir du chauffage au bois : la pollution aux particules fines. Il n’est pas impossible que ce procédé soit interdit dans certaine zones urbaines à l’avenir. L’agréable odeur de bois qu’on respire dans les rues des petits villages les matins d’automne est en fait aussi un peu un poison… Il faut bannir absolument les cheminées à foyer ouvert qui, en plus, chauffent très peu voire pas du tout.

On pourra consulter le remarquable dossier réalisé par l’équipe d’Olivier Berruyer sur son site les-crises.fr à l’adresse suivante :

http://www.les-crises.fr/la-pollution-aux-particules-en-ile-de-france/

Une série d’articles remarquable dont je ferai une synthèse dès que je pourrai.

Le gaz et le fioul. Non renouvelables et carbonés. Le gaz est facile à transporter en ville, le fioul doit être livré, comme le bois. Au coût de l’énergie, il faut ajouter le prix d’une chaudière soit 1000 à 4000 euro, durée 10 à 15 ans, avec un entretien réglementaire de l’ordre de 200 euro/an, donc un surcoût global de 400 euro/an quelque soit la consommation ou le taux d’occupation de la maison. Si le matériel est performant, on a beaucoup moins de pollution que le bois. L’évolution des prix à long terme n’est pas favorable. Il peut y avoir des augmentations brutales difficiles à prévoir (le Détroit d’Ormuz est un mince tuyau qui est parfois un peu écrasé à certaines époques… )

Enfin, l’électricité est l’autre candidat au renouvelable décarbonné. En France, 75 % de nucléaire, 25 % de renouvelable dont la quasi totalité est hydraulique. Gaz, fioul et charbon sont quantitativement négligeables, mais peuvent jouer un rôle essentiel en hiver en cas d’incident. Les coûts supplémentaires d’une installation électrique sont très faibles, les systèmes de chauffage s’usent peu, n’ont pas besoin d’entretien. Mais il faut se méfier : un convecteur d’appoint de 2 kW qu’on trouve à 15 euro dans la grande distribution peut consommer l’équivalent de son prix en un seul week end ! Ca doit rester un moyen de dépannage. Un ballon d’eau chaude sanitaire « cumulus » dure entre 8 et 15 ans (en fonction de la dureté calcaire de l’eau) coûte entre 400 et 1000 euro et peut consommer son prix en électricité chaque année. Le coût d’entretien et d’amortissement d’une installation électrique est donc le plus modéré.

Si on fait une comparaison entre le gaz et l’électricité, on constate que les frais fixes supplémentaires du gaz (400 euro/an) permettent de s’acheter 2500 kW.h d’électricité supplémentaires. Si la consommation globale de la maison est faible de l’ordre de 5000 à 6000 kW.h, par exemple dans le cas d’un climat tempéré, d’une occupation intermittente ou d’une bonne isolation, il vaut donc mieux choisir l’électricité. En pratique, on peut même dire qu’en dessous de 10 000 kW.h, il vaut mieux choisir l’électricité et chercher à réduire sa facture par d’autre moyens qu’on verra ensuite.

Pour conclure à cette étape, on voit que pour une petite consommation, on a intérêt à choisir une énergie plutôt coûteuse (électricité) et une installation simple, sans entretien et sans pannes, les autres solutions devenant progressivement plus pertinentes lorsque le volume de consommation augmente. 

Dans la suite, on ira plus dans le détail dans l’étude des différents solutions de chauffage. mais aujourd’hui, c’est l’été, on va un peu parler du froid.

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