Les déshumidificateurs

Problèmes d’humidité (deuxième partie) : les déshumidificateurs

On a vu dans le précédent article  consacré aux questions d’humidité qu’il était toujours préférable de résoudre le problème à la source : diminuer l’humidité relative d’un local en maîtrisant les apports en eau, c’est-à-dire en agissant sur nombre d’habitants et leurs activités, leur mode de vie (style de cuisine, salle de bains, plantes vertes…), mais aussi de causes plus difficiles à résoudre (fuites de plomberie, de toiture, remontées capillaires dans les murs, défaut de ventilation…)

Il faut aussi s’efforcer d’empêcher qu’un air trop chargé en humidité rencontre quelque chose de suffisamment froid, dont la température serait au dessous du « point de rosée »  ce qui aurait pour effet de conduire la vapeur à se condenser à son contact (mur ou objet froid, courant d’air extérieur…). Cela revient à identifier et à se débarrasser des « points froids ». Généralement la bonne méthode consiste à isoler encore et toujours…

Un local correctement chauffé, isolé et ventilé, sans apport d’eau parasite n’a donc pas besoin d’être traité contre l’humidité.

Il vaut toujours mieux résoudre le problème à la source (si l’on ose dire) mais parfois il se trouve que c’est impossible, du moins à court terme : la cause n’a pas été identifiée, on est dans l’impossibilité de faire de travaux, même légers, pour supprimer les points froids et on ne peut pas non plus chauffer exagérément le local.

Dans ce cas, il reste un méthode palliative, le déshumidificateur. Cette solution doit toujours être envisagée en dernière instance, ou bien de manière temporaire ou provisoire en attendant de résoudre convenablement le problème.

Il existe deux grands types de déshumidificateurs :

Les procédés chimiques. Un bac contient un sel, très hydrophile, qui absorbe une grande quantité d’eau et se transforme en saumure, liquide très concentré en sel dont il faut se débarrasser périodiquement. Le procédé a l’avantage d’être peu coûteux à l’achat et totalement silencieux, mais il faut périodiquement se procurer de nouvelles charges de sels que l’on consommera plus ou moins vite en fonction de l’apport d’humidité que supportera le local. Typiquement un bac déshumidificateur coûte 20 à 30 euro et une recharge, quelques euro.

Les procédés électriques. Il s’agit principalement d’un système à compresseur, fonctionnant sur le principe d’une climatisation . On refroidis l’air au dessous du point de rosée, on recueille l’eau dans un bac, on réchauffe l’air séché et froid avec les pertes calorifiques du compresseur et on le rejette ensuite dans le local. Le système s’arrête automatiquement lorsque le bac est plein mais certains modèles autorisent le drainage continu, c’est à dire qu’on peut laisser s’écouler l’eau en continu par un tuyau (par exemple dans un évier). Les systèmes sont efficaces, n’ont besoin d’aucune fourniture, peuvent démarrer et être arrêtes à la demande contrairement aux procédés à sels, mais ils ont plusieurs inconvénients :

  • ils consomment de l’électricité (typiquement de l’ordre de 300 W.),
  • ils sont plus chers à l’achat (typiquement de l’ordre de 100 euro, mais le choix est étendu),
  • ils sont toujours bruyants, ce qui, en principe interdit leur utilisation pendant le sommeil. (c’est la ventilation qui est bruyante, pas le compresseur),
  • ils apportent un peu de chaleur dans le local, ce qui peut être un inconvénient en été.

Clairement ma préférence va aux systèmes électriques sauf dans le cas où le problème est très provisoire (cas du traitement d’un dégât des eaux ou d’une court séjour en vacances…) Les systèmes électriques sont moins coûteux dans la durée que les systèmes à recharge (surtout si on prend sa voiture pour aller acheter des recharges) et peuvent être stoppés à tout moment. Il ont en outre un avantage considérable qui est que la plupart des modèles permettent de régler automatiquement le taux d’humidité relative que l’on souhaite atteindre. Cela fait que le système se mettra automatiquement en service si on fait sécher du linge ou qu’on utilise la salle de bains.

Mais surtout, ce qui est important à connaître pour l’utilisateur, c’est qu’il en va des déshumidificateurs comme des climatisations ou des chauffages : on ne doit les utiliser que dans des locaux fermés. Si on laisse une ouverture, même petite, l’air qui est à l’intérieur du local et celui qui est à l’extérieur auront tendance à se mettre à l’équilibre (en humidité comme en température) et le déshumidificateur va travailler (bien inutilement) pour assécher l’air extérieur. Autant dire qu’il fonctionnera pour rien (les choses se passent exactement de la même manière que pour un chauffage ou une climatisation). Pour ces mêmes raisons, il ne faut pas fixer un point de consigne d’humidité trop bas : demander à l’appareil d’atteindre 45% d’humidité un jour de pluie (même si toutes les fenêtres sont fermées) est inutile. L’appareil aura beaucoup de difficultés à extraire les derniers grammes d’eau (il lui faut plus d’énergie pour passer de 46% à 45 % que pour passer de 66% à 65 % d’humidité, ainsi, ce sont les derniers grammes qui coûtent le plus cher), et surtout, ces derniers grammes sont ceux qu’il ira probablement chercher dehors. En effet, supposons une petite pièce de 20 m2, soit une cinquantaine de m3. Avec de d’air à 20 °C, pour passer de 60 % à 40 % d’humidité il faut retirer environ 2 grammes d’eau par m3 d’après le diagramme soit une centaine de grammes pour notre exemple de 20 m2. Or, si on laisse le système fonctionner longtemps, on retire au bout de quelques heures 1 à 2 litres d’eau… que le système sera donc allé chercher à l’extérieur du local…

En conclusion les principes de base de l’utilisation d’un déshumidificateur sont :

1 fermer la pièce,
2 ne pas lui demander d’atteindre un niveau d’humidité relative trop bas et tenir compte du niveau d’humidité extérieure au moment où on l’utilise,
3 ne pas le faire fonctionner trop longtemps en continu, surtout lorsqu’on est absent.

Enfin, voici quelques liens intéressants sur les déshumidificateurs actuellement en vente :

http://www.conseils-deshumidificateur.com/

http://mon-deshumidificateur.eu/

http://www.deshumidificateur.info/

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