Produire son électricité : troisième partie, le stockage.

Dans la première partie de cette série, on a expliqué que le coût de revient de l’autoproduction photovoltaïque se rapprochait du prix des tarifs réglementés. Peut-être même que les deux courbes se sont déjà croisées (le prix d’achat de l’électricité augmente, celui de la production photovoltaïque diminue) . Mais il faut faire attention aux arnaques. Voir ici un article bien documenté de mise en garde de la revue Que choisir  et un autre ici .

On montre aussi que le retour sur investissement est plus rapide si on procède sois-même à l’installation et si on a bien identifié ses besoins. C’est l’objet de la deuxième partie de cet article qui expose rapidement les contraintes posées par l’intermittence de la production (intermittence jour/nuit et intermittence annuelle). Pour évaluer ses besoins, il faut identifier sa consommation de base permanente (généralement elle est de l’ordre de 200 à 500 W), identifier les appareils dont on peut choisir l’instant de démarrage (lave-linge, etc.) et enfin ceux qui ont une forte inertie de manière à pouvoir s’accommoder de l’intermittence jour/nuit (notamment production de chaleur, d’eau chaude et la production de froid). J’attire ici l’attention sur le fait que je considère que nous sommes à la veille d’une véritable révolution technique, celle où l’usage de l’électricité photovoltaïque supplantera toutes les formes de production d’énergies, renouvelables ou pas, y compris la production de chaleur pour le chauffage domestique, quelque chose qui était impensable il y a seulement 10 ans.

Reste le problème de l’intermittence. Il y en a deux : intermittence jour/nuit et intermittence été/hiver. La solution la plus efficace est bien sûr, la connexion au réseau. Une autre solution est le stockage. J’attire ici l’attention sur le fait qu’en 2018, tout solution ayant recours au stockage sera, de toutes manières moins rentable qu’on solution de connexion au réseau. C’est important de le savoir. Le choix du stockage sera forcément plus coûteux que celui d’acheter son électricité. Voir ici les mises en garde sur l’excellent site de l’association des producteurs d’électricité photovoltaïque  et de son groupe FB . Voir aussi le lien important ici .

Ceci étant dit, on est à la veille, là aussi, d’une révolution sur la question du stockage . Voir l’irruption du graphène dans le stockage par batteries. Une solution qui pourrait bien résoudre les problème d’intermittence jour/nuit de manière très efficace, mais ce n’est qu’une hypothèse encore à ce jour (mars 2018).

Une autre solution de stockage est la synthèse de l’hydrogène, qui présente plusieurs avantages importants: le stockage devient possible sur une très longue durée (intermittence été/hiver), il permet l’application à la mobilité électrique, et aussi la revente…mais aussi quelques inconvénients réels : des risques incendie/explosion et une installation de synthèse et de compression des gaz qui peuvent être assez compliquées à gérer pour un non professionnel. Cette solution a cependant de l’avenir, si les batteries n’évoluent pas suffisamment vite et si des procédés de stockage de l’hydrogène plus innovants et plus sûrs apparaissent. Voir, ici, une startup pleine de promesses qui développe un procédé de stockage qui est une bonne alternative à une compression du gaz sous 200 bar,  ici  et ici  . Enfin, la synthèse et le stockage de l’hydrogène sous forme gazeuse compressée sont le sujet d’un groupe très actif sur FB.

Enfin, pour être complet, citons le stockage par air comprimé  et par volants d’inertie  mais, je suis moins convaincu par ces deux dernières solutions que par les batteries chimiques et par l’hydrogène. Mais je peux me tromper.

Tout ceci est ne pleine effervescence, il n’est pas facile de savoir quelle est la solution qui émergera (c’est un peu comme pour le stockage des données : qui aurait pu imaginer il y a seulement 20 ans que les disques durs seraient à terme condamnés à disparaître ?

Merci de me donner vos avis sur ces questions très controversés, je serai heureux de vous répondre, nous reviendrons par la suite plus en détails sur ces différentes innovations technologiques. A votre avis, laquelle émergera ? Personnellement, je serai plutôt partisan du graphène, mais rien n’est sûr…

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