Thermographie infrarouge (généralités)

Quand vient l’hiver, on peut faire de belles images « thermographiques » (ou « thermogrammes ») pour apprendre à mieux connaître sa maison et identifier les corrections les plus intéressantes à envisager pour économiser sur les factures de chauffage. Mais il faut investir dans le matériel approprié…

La thermographie

Il s’agit d’un procédé permettant de « voir », en fausses couleurs, la température du rayonnement émis par surface des objets. Quelques exemples ici . Ainsi, si par une journée bien froide, on prend des clichés des murs extérieurs et qu’on voit des tâches « chaudes », on pourra supposer qu’à l’endroit où elle se trouvent, il y a un défaut d’isolation, une perte de chaleur vers l’extérieur. Inversement, si en prenant des clichés à l’intérieur de l’appartement on peut voir des tâches froides, on pourra supposer qu’il y a un problème : matériau isolant oublié ou dégradé derrière la cloison, orifice laissant pénétrer l’air extérieur, « pont thermique » permettant à la chaleur de fuir à l’extérieur…

Pour en savoir plus : deux bons site web francophones, avec beaucoup de documentation et de nombreux exemples :

Celui de l’institut de thermographie : https://www.institut-thermographie.com/

qui a été fondé par Dominique Pajani  décédé en 2016 et auteur de deux ouvrage de référence en français :

Un ouvrage très complet, avec tous les aspects théoriques de la question :

La thermographie du bâtiment

Un autre, plus accessible et plus pratique :

Le guide pratique de la thermographie du bâtiment 

Une deuxième association importante existe en France :

l‘association française de thermographie infrarouge http://www.aftib.org

qui a, elle aussi, une bibliothèque de référence.

Les deux sites présentent de nombreux exemples de l’intérêt de faire des clichés gammagraphiques et ces deux associations organisent des stages de formation professionnelle.

Le matériel

Il y a 20 ans, une caméra thermique de base valait le prix d’une voiture, il y a 10 ans, le prix d’un scooter. Aujourd’hui, on peut trouver une gamme de produits très basiques pour moins de 400 euro.

Par exemple, voici le matériel que j’utilise actuellement. Pour parler simplement, je pense que Pajani dirait que c’est un jouet, mais on peut dire aussi qu’on en a pour son argent, et qu’on peut obtenir des clichés très instructifs avec ce type de matériel. Personnellement je préfère ça, à ça, ne voulant pas avoir à gérer des problèmes d’interface et de connectique sur le terrain à 6 heures du mat à 10 degrés sous zéro pour avoir économisé quelques dizaines d’euro.

Je complète avec un autre outillage, moins coûteux et à mon avis indispensable : type Bosch PDT1

(lien Amazon ici) qui est un thermomètre infrarouge qui donne d’excellents résultats. Il permet de faire une première approche de la découverte des « points froids » anormaux dans un appartement. De même que pour une camera thermique, on peut aussi utiliser ce matériel pour avoir de bonnes mesures de températures dans des conditions difficiles (cas des fluides, pièces mécaniques en mouvement, éléments électriques sous tension, difficulté d’accès, etc…)

Ce thermomètre infrarouge peut avoir un grand nombre d’applications (y compris médicales !) et il a un mode de fonctionnement qui permet de faire en permanence la comparaison entre la température de surface vers lequel il est orienté et la température d’ambiance. Un bon moyen de faire la chasse au « point de rosée » …

Les conditions pour faire des photos utiles

Dans le cas qui nous intéresse, on fera une série de clichés de l’ensemble des façades d’un bâtiment. Pour cela il faut respecter le plus possible les conditions suivantes.

  • Une température la plus basse possible à l’extérieur pouvant donner des images contrastées.
  • Bien évidemment, le bâtiment sera occupé et chauffé, cela va sans dire, depuis suffisamment longtemps pour que ses murs soient à l’équilibre (cela peut prendre plusieurs jours pour une maison massive en pierres).
  • On pourra même si c’est possible « pousser un peu les chaudières » pour avoir des clichés encore meilleurs.

Les photos, se prennent de nuit, de préférence longtemps après le coucher du soleil (surtout s’il a chauffé une façade), il ne doit pas y avoir de vent, l’air doit être sec (l’humidité fausse les résultats, sauf, si c’est elle qu’on recherche…).

En ce qui concerne les photos intérieures, les conditions sont les mêmes, et, bien sûr, il faut en plus éliminer toutes les sources de chaleurs qui pourraient déformer les résultats…

Savoir interpréter les clichés. Là est la véritable justification du fait que la thermographie est un métier, basé sur une formation, donnant lieu à une certification. Il n’empêche, si on a assimilé les ouvrages en référence et qu’on a de bonnes notions de physique des rayonnements, on devrait pouvoir interpréter correctement les clichés les plus classiques, les situation qu’on rencontre habituellement.

Dans la deuxième partie, on fera quelques études de cas, exercices d’interprétations et essais de préconisations associées au diagnostic. On pourra ensuite commenter ensemble les clichés « thermogrammes » qu’on pourra échanger sur ce blog.

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