deux derniers petits travaux avant l’hiver

Encore deux derniers petits travaux à réaliser pour cet hiver. (suite et fin)

Et nous terminons ici notre cycle de travaux légers et très peu coûteux pour préparer l’hiver qui arrive. Résumé des épisodes précédents. Nous avons déplacé les armoires à linge et les bibliothèques, placé derrière elles des panneaux isolants, posé des rideaux épais ou mieux encore des rideaux « thermiques » devants les fenêtres et toutes les autres ouvertures. On a même couvert de ces épais rideaux les murs les plus froids. Nous avons aussi choisi de regrouper les pièces « chaudes », de les éloigner, autant que possibles des murs extérieurs les plus froids, surtout ceux qui sont au nord. Nous avons « sectorisé » la maison, séparé par des rideaux et des portes les locaux de températures différentes et d’usage différents, nous avons renoncé à chauffer des locaux de passage, de rangement et d’usage occasionnel et nous nous séparons d’eux par des rideaux épais. Nous avons, chaque fois que cela est possible, placé les pièces les plus chaudes au niveau inférieur, et « empilé » juste au dessus, au moins pour l’hiver, celles que nous aimerions doter gratuitement d’ une température agréable. Enfin, nous avons méthodiquement cassé tous les thermosiphons qui sont à l’affût dans chaque escalier. Un rideau ou un porte fermée en haut et en bas de l’escalier est suffisant rendre inoffensif ces grands dévoreurs d’énergie.

Enfin, il nous reste deux autres petits aménagements peu coûteux pour terminer notre préparation à l’hiver.

Calorifuger les tuyaux d’eau chaude et prendre l’habitude de caler le mitigeur à droite. Pourquoi ? Imaginons que nous sommes dans une situation très fréquente. Le cas d’une maison, dans laquelle production d’eau chaude est centralisée dans un cumulus qui se trouve dans le garage. On a besoin d’une petite quantité d’eau, juste pour se laver les mains sur un lavabo qui se trouve à l’étage. Alors si on demande de l’eau chaude, celle-ci mettra un peu de temps à arriver de telle manière que (c’est généralement mon cas), j’aurais perdu patience et j’aurai terminé bien avant qu’elle arrive. Je me serai lavé les mains à l’eau froide, ce qui ne pose aucun problème quand on a l’habitude et qu’on ne veut pas perdre de temps. Mais que s’est-il passé pendant que je me lavais les mains à l’eau froide ? Le mitigeur au centre, ou même pire à gauche, a fait venir de l’eau chaude… qui n’est jamais arrivée jusqu’au robinet. Elle a poussé l’eau froide qui était dans les tuyaux, (celle avec laquelle je me suis lavé les mains) puis est restée dans le tuyaux pour les réchauffer, jusqu’à ce qu’ils se refroidissent à nouveau et jusqu’à ce qu’on recommence. Le résultat final est que l’on tire quelques litres d’eau chaude dans le cumulus uniquement pour réchauffer les tuyaux, c’est dire pour rien. Mais cela peut suffire pour déclencher un cycle de démarrage des chaufferettes du cumulus, lequel va durer quelques minutes, et tout cela pour rien du tout. Voilà pourquoi il vaut mieux prendre l’habitude que caler le mitigeur à droite.

Maintenant dans le cas où on a vraiment besoin d’eau chaude, il est toujours préférable qu’elle arrive rapidement : il n’est pas forcement agréable d’attendre l’eau chaude quand on prend une douche, et il est dommage de jeter toute cette eau froide perdue en attendant que l’eau chaude (qui vient du garage…) daigne arriver jusqu’à nous. Pour qu’elle arrive plus vite, il faut qu’elle chauffe les tuyaux plus rapidement. Pour cela il faut les empêcher de perdre leur chaleur en les entourant d’un matériaux isolant. On trouve ces gaines isolantes dans les magasins de bricolage, pour moins de 1 à quelques euro par mètre. C’est très facile à poser dans les parties accessibles. Les parties inaccessibles, on les oubliera. Le résultat est immédiat : on économise de l’eau et de l’énergie. Et cela tout l’année.

Deuxième travail : placer un réflecteur derrière les appareils de chauffage qui sont fixés sur les murs extérieurs.

En général, les convecteurs électriques ou les radiateurs à eau du chauffage central chauffent par convection et créent ainsi une colonne d’air montante. Mais ils chauffent aussi par rayonnement dans toutes les directions, y compris vers le mur. C’est aussi le cas des « panneaux rayonnant » : leur énergie est aussi diffusée vers l’arrière, du coté du mur. Ainsi, dans le pire des cas, la moitié de l’énergie diffusée par les dispositifs de chauffage fixés au mur sert à réchauffer le mur froid qui nous sépare de la rue. Ainsi, il est même possible, sur une maison un peu ancienne de voir, depuis la rue, avec une caméra thermique les « tâches thermiques » qui sont la signature de la présence d’un radiateur de l’autre coté du mur… Avec un peu d’imagination, on peut même voir, par cette brèche virtuelle, les billets de 10 euro qui traversent le mur, pour s’envoler poétiquement là où le vent les porte…On peut donc placer derrière les radiateurs des panneaux de ce type qui ont une fonction à la fois isolante dans leur épaisseur et réfléchissante par leur surface. Il faut bien sûr que de tels panneaux tiennent bien à la chaleur. C’est notamment nécessaire, si on décide d’installer cet type de panneau derrière un poêle (quelque soit le combustible) dans le cas où on aurait commis l’erreur (très fréquente) d’adosser le poêle à un mur extérieur au lieu de l’installer contre une cloison au centre de la maison. Maintenant, on supposera qu’il est trop tard pour le déplacer (on pourra l’envisager l’année prochaine, si cela est possible), mais en attendant, un écran isolant/réfléchissant derrière le poêle représente le meilleur palliatif possible à cette erreur d’aménagement, malheureusement assez classique. 

Voilà. On s’est préparé à l’hiver, du mieux qu’on a pu, qu’on soit propriétaire ou locataire de son logement, sans avoir réalisé de gros chantiers, sans avoir modifié l’aspect extérieur de la maison, et surtout sans avoir engagé des fortes sommes d’argent. On peut espérer récupérer l’argent investi en deux ou au plus trois saisons (on rappelle ici que le meilleur investissement possible, le premier à envisager, c’est l’isolement en forte épaisseur des combles perdus, soit en faisant tout soi-même, soit en utilisant les subventions et les aides du moment. Le retour sur investissement est plus rapide encore il ne demande qu’une seule saison…)

Maintenant que nous avons effectué ces petits travaux de préparation, nous allons pouvoir étudier l’hiver, notre meilleur adversaire, pour s’efforcer de mieux comprendre comment il s’y prend pour agir sur les particularités de notre maison pour la refroidir…

Ce sera l’objet de nos prochains articles.

A bientôt.

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